annonçant la naissance du Journal de l'Empire
faisant suite aux ci-devant Chroniques de la France-d'En-Haut.
Le 6 mai prochain, si rien ne nous empêche, les Chroniques de la France d’En-Haut laisseront la place au Journal de l’Empire. Plusieurs motifs nous ont amené à reprendre la publication de textes tout en modifiant le titre.
Tout d’abord, nous avons connu depuis sept mois un très-étrange bouleversement de la vie politique de notre Royaume. Le Régent Jacques, redevenu comte d’Ussel, a laissé la place à un être qui a décidé visiblement de satisfaire à tous ses caprices : j’ai nommé le sinistre M. de Neuilly devenu par la magie des urnes le Sixième Régent de France depuis 1958, lequel a accaparé tous les pouvoirs pour mieux servir ceux qui le fascinent, à savoir les Magnats de la Banque, de la Grande Distribution, des Bâtiments publics, etc, etc. Il n’y a aucune vision politique à long terme dans la politique du Régent actuel : il s’agit d’opérer comme les Magnats un retour à la tyrannie, de mener une politique du fait accompli. Toutes les limites au pouvoir autocratique du Régent ont été abaissées : le Parlement n’existe plus, le Gouvernement n’existe plus, la Presse est presque morte. Tous les jours nous parviennent de nouvelles rumeurs sur l’emploi du pouvoir par le nouveau Régent. Ce ne sont qu’insultes envers la presse, sarcasmes envers les députés, ceux de l’opposition comme ceux de la majorité. Et si ce n’était que cela ! Fasciné par l’argent, les objets de luxe, il veut aussi montrer qu’il maîtrise la gent féminine : abandonné par sa deuxième épouse, il est allé se chercher une remplaçante qui n’est que le reflet de sa vulgarité. C’est un enfant devenu Roi qui gouverne la France.
Mais, nous diront les lecteurs, tout cela n’a que bien peu d’importance ! Car enfin, quel Roi ou quel Régent n’a pas trompé son épouse ? En France les Politiques absolument vertueux sont rares et se comptent sur les doigts d’une seule main. D’ailleurs il est certains Princes qui gouvernent bien leurs Etats en se comportant mal avec leur épouse : les empereurs étatsniens Jean le Catholique (1960-1963) et Guillaume de l’Arkansas (1992-2000) ont trompé effrontément leurs épouses respectives sans lâcher les rênes du Gouvernement. Nous oublierons donc momentanément l’épisode lamentable où la France a vu son Régent compter fleurette à une Italienne héritière des Médicis et des Galigaï, pour nous intéresser plus particulièrement à l’action politique du Multi-Régent, et non plus aux modalités d’icelle. Il nous faut parler du projet de Neuilly pour la France ; et là, nous découvrons ce qui ne sera plus qu’une terre brûlée par des pillards, avec des populations rançonnées le plus honnêtement du monde de nos Magnats, et avec la bénédiction de notre bon Régent-Roi. Nous plaisantions des conditions dans lesquelles la Russie est passée de l’économie planifiée vers l’économie de marché ; nous avions oublié les avatars de la prétendue libéralisation des économies britannique et étatsunienne : nous allons subir un réveil très brutal avec la mise en oeuvre des projets du triste sire qui nous gouverne en pensant sincèrement tout faire pour notre bonheur. Les Chroniques de la France d’En-Haut racontaient les stratégies et les tactiques des uns et des autres pour s’emparer du pouvoir suprême en mai 2007 ; le Journal de l’Empire suivra avec attention, précision et rigueur tout ce qui se passera dans notre pauvre pays malheureusement promis à la destruction et au saccage, si rien ne change à la tête de l’Etat. De ce fait, le Journal de l’Empire sera aussi le Journal de l’ »En pire », de cette France d’après le 6 mai 2007 qui ne peut qu’évoluer que vers le pire, avec un tel énergumène à sa tête (1). Le 6 mai 2008, le Journal de l’Empire sera aussi le « Journal de l’An pire », puisque nous sommes sûrs que, d’une année sur l’autre, la France s’enfoncera dans le déclin, la paupérisation des Moyens et les Plébéiens, et pour finir, dans une guerre sociale où seul le plus fort pourra parler.
Un troisième motif nous incite à sortir de notre silence : au nom de la victoire qu’il a remportée au printemps dernier, notre Régent-Roi voudrait faire croire aux Français qu’il n’y a pas d’autre alternative que ce qu’il propose. Le ralliement d’une partie des Rosiéristes à sa cause et le silence de tous les autres tendrait à faire accroire cette affirmation. Mais il s’agit d’un argument spécieux que nous devons rejeter. Non, les Français ne sont pas voués à subir les excès, les colères et les mesures impolitiques de qui que ce soit ! Non, les Français n’accepteront pas – on peut du moins l’espérer – de se laisser berner, duper, voler plus longtemps par une gouvernement de gangsters – au pire – ou d’inconscients – au mieux. Il y a une autre voie possible pour notre pays : celle du compromis et non pas celle du rapport de forces. Tant que la France sera dirigée de cette manière, nous devons tout redouter : les mesures prises unilatéralement par le pouvoir n’ont pas d’avenir et ne sauraient mener qu’au malheur, qu’à la révolution. Aujourd’hui, tout se passe comme si la Cour voulait encore augmenter ses propres privilèges et amoindrir les libertés et le niveau de vie de la grande classe moyenne qui est véritablement la Nation. C’est à croire que l’Histoire ne donne aucune leçon ; que les Artois et les Breteuil de 1789, que les Polignac de 1830, que les Guizot de 1848 se sont réincarnés, qu’ils se sont transportés en ce début de XXIème siècle pour nier l’Histoire, le mouvement social. Notre Régent-Roi, notre Cour, nos privilégiés ne rêvent qu’une chose, c’est de revenir à l’ordre ancien, celui de la loi du plus fort et du temps des grandes « solidarités verticales », et ce au nom de la liberté. Mais où est la liberté quand seul le plus fort peut parler ? Notre Régent-Roi veut tout déréglementer, au nom de la liberté, celle des plus forts : nous prétendons, nous, qu’il faut être déréglé pour penser que le bien-être des populations puisse être l’aboutissement de la déréglementation absolue. Nous affirmons qu’il existe une autre voie, même si elle est difficile à tracer. A ce titre, nous sommes donc la seule Opposition qui existe dans ce pays. Mieux ! Nous sommes la seule force de PR-opposition en France. D’où notre devise : « Lisez et agissez ! ».
Vous retrouverez donc dans cette feuille, chers lecteurs, ce qui a fait la renommée des Chroniques de la France d’En-Haut, qui attirent, depuis juillet 2007, des centaines de nouveaux lecteurs alors qu’elles ne sont plus renouvelées : interviews, révélations, documents captés, considérations, biographies, présentations d’ouvrages, etc, etc. Le Journal de l’Empire sera publié de manière hebdomadaire, et plus si l’information l’exige.
Au 6 mai 2008 !
Eric de Magella
(1) On pourra me reprocher de ne pas respecter la dignité attachée à la personne du Chef de l’Etat ; mais je n’ai pas l’impression que lui-même s’en fasse une très grande idée.
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