Prologue

C’est en juin 2005 que je me suis lancé dans la rédaction des Chroniques de la France d’En-Haut. Il s’agissait, à l’époque, de rendre compte des intrigues qui se déroulaient dans la France des Grands et des Magnats, dans ce pays légal qui ne représente plus le pays réel, et qui ne parvient plus à donner une direction à suivre pour la population de notre Royaume. L’ensemble des textes qui ont été rédigés pendant les 12 mois qui viennent de s’écouler pourraient être regroupées sous le titre « Ils n’ont rien compris ! », car cette phrase aurait pu être dite – et l’a été en effet je crois – par un grand nombre de personnes. Elle aurait tout d’abord pu être dite, dans un accès de rage, par ceux qui nous gouvernent : notre si-bon Régent, après le fiasco du 29-Mai ; notre si-bon Premier ministre, après celui du CPE. Elle aurait pu être dite par la population du Royaume, après que les dirigeants européens se sont étonné et même scandalisé de la victoire du « non » à l’assemblée du Champ-de-Mai ; par nos jeunes compatriotes, après les tentatives maladroites et finalement avortées de Galouze pour réformer le code du travail ; par les Moyens, scandalisés par les excès financiers des Magnats . Enfin, elle aurait pu être le constat posé par des sociologues ou des historiens du temps présent face à l’incompréhension qui grandit entre la France d’En-Bas, composée des classes moyennes et populaires, lesquelles ont su construire, lorsque leurs efforts étaient bien dirigés, la puissance de notre pays, et la France d’En-Haut.

Il n’y a, pour tout dire, que quelques personnes qui se réjouissent de la situation délétère dans laquelle nous nous trouvons : notre excellent ministre de la Police, le comte de Neuilly, qui vend ses faux Témoignages comme des petits vils pains ; le féroce N’A-Qu’Un-Oeil, toujours en embuscade pour faire un mauvais coup ; et le candide Olivier de Rouge-Facteur, qui a le cerveau farçi de bonnes intentions et d’approximations. Il y a aussi les Magnats, de la Banque, des Assurances, du Pétrole, de l’Armement et de la Grande-Flibuste-Distributive qui se réjouissent : « Ah ! Quel bonheur ! Les prix montent, le chômage de masse demeure une réalité. Nous allons employer les gens pour rien, et nous allons les rendre prisonniers de nos Compagnies à perpétuité », disent-ils tous en choeur. « Que les Politiques n’aient plus de projet, cela nous arrange bien. Nous allons leur donner nos ordres, et nous dominerons le monde par notre système. Et comme il y a pléthore de candidats pour les Régentielles de 2007, que les Médiatiques font bien leur travail d’échotiers, nous sommes tranquilles pour des années... »

                Je crois pourtant qu’il reste des choses à faire pour notre pays. Non, en aucun cas, notre pays n’est voué à sortir de l’Histoire du monde par la petite porte. Je me propose donc, pour un an encore, de suivre pas à pas les Politiques, les Magnats, telle une nouvelle Sentinelle du Peuple, pour que ce dernier comprenne ce qui se trame dans les antichambres, les cabinets et les conseils d’administration. En juillet 2007, nous saurons le nom du nouveau Régent, le nom des membres des Conseils, et si nous sommes entrés, ou non, dans une nouvelle ère. D’ici-là, je m’efforcerai, avec beaucoup de soupçons – je veux dire : un soupçon d’impartialité, un soupçon d’honnêteté intellectuelle, et même si c’est possible, un peu d’esprit – de tenir ces Chroniques du mieux que je pourrai. Aussi, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques. C’est sous l’Oeil vigilant des Professeurs que l’Elève progresse, c’est sous le regard constant du Tribunal de l’Opinion que le bon Gouvernement des Nations se fait le mieux.

Eric de Magella


Post-scriptum : Je ne peux encore dire à quelle fréquence je vous enverrai mes Chroniques. J’avais proclamé, un peu vite, mon désir de rédiger une chronique par semaine. Ceux qui sont Abonnés, ou ceux qui me lisent régulièrement, savent que j’ai parfois dépassé la cadence. Je préfère donc ne rien promettre – comme dit si bien M. le comte de Béarn –  m’astreindre à aucun rythme de publication fixe. J’essaierai de toute façon de vous alimenter de façon hebdomadaire : la Chronique pourra paraître d’un seul tenant, ou bien sur plusieurs jours, comme pour mieux distiller son effet.


Recommander

Mardi 1 janvier 2008
PROSPECTUS
annonçant la naissance du Journal de l'Empire
faisant suite aux ci-devant Chroniques de la France-d'En-Haut.

Le 6 mai prochain, si rien ne nous empêche, les Chroniques de la France d’En-Haut laisseront la place au Journal de l’Empire. Plusieurs motifs nous ont amené à reprendre la publication de textes tout en modifiant le titre.


Tout d’abord, nous avons connu depuis sept mois un très-étrange bouleversement de la vie politique de notre Royaume. Le Régent Jacques, redevenu comte d’Ussel, a laissé la place à un être qui a décidé visiblement de satisfaire à tous ses caprices : j’ai nommé le sinistre M. de Neuilly devenu par la magie des urnes le Sixième Régent de France depuis 1958, lequel a accaparé tous les pouvoirs pour mieux servir ceux qui le fascinent, à savoir les Magnats de la Banque, de la Grande Distribution, des Bâtiments publics, etc, etc. Il n’y a aucune vision politique à long terme dans la politique du Régent actuel : il s’agit d’opérer comme les Magnats un retour à la tyrannie, de mener une politique du fait accompli. Toutes les limites au pouvoir autocratique du Régent ont été abaissées : le Parlement n’existe plus, le Gouvernement n’existe plus, la Presse est presque morte. Tous les jours nous parviennent de nouvelles rumeurs sur l’emploi du pouvoir par le nouveau Régent. Ce ne sont qu’insultes envers la presse, sarcasmes envers les députés, ceux de l’opposition comme ceux de la majorité. Et si ce n’était que cela ! Fasciné par l’argent, les objets de luxe, il veut aussi montrer qu’il maîtrise la gent féminine : abandonné par sa deuxième épouse, il est allé se chercher une remplaçante qui n’est que le reflet de sa vulgarité. C’est un enfant devenu Roi qui gouverne la France.

Mais, nous diront les lecteurs, tout cela n’a que bien peu d’importance ! Car enfin, quel Roi ou quel Régent n’a pas trompé son épouse ? En France les Politiques absolument vertueux sont rares et se comptent sur les doigts d’une seule main. D’ailleurs il est certains Princes qui gouvernent bien leurs Etats en se comportant mal avec leur épouse : les empereurs étatsniens Jean le Catholique (1960-1963) et Guillaume de l’Arkansas (1992-2000) ont trompé effrontément leurs épouses respectives sans lâcher les rênes du Gouvernement. Nous oublierons donc momentanément l’épisode lamentable où la France a vu son Régent compter fleurette à une Italienne héritière des Médicis et des Galigaï, pour nous intéresser plus particulièrement à l’action politique du Multi-Régent, et non plus aux modalités d’icelle. Il nous faut parler du projet de Neuilly pour la France ; et là, nous découvrons ce qui ne sera plus qu’une terre brûlée par des pillards, avec des populations rançonnées le plus honnêtement du monde de nos Magnats, et avec la bénédiction de notre bon Régent-Roi. Nous plaisantions des conditions dans lesquelles la Russie est passée de l’économie planifiée vers l’économie de marché ; nous avions oublié les avatars de la prétendue libéralisation des économies britannique et étatsunienne : nous allons subir un réveil très brutal avec la mise en oeuvre des projets du triste sire qui nous gouverne en pensant sincèrement tout faire pour notre bonheur. Les Chroniques de la France d’En-Haut racontaient les stratégies et les tactiques des uns et des autres pour s’emparer du pouvoir suprême en mai 2007 ; le Journal de l’Empire suivra avec attention, précision et rigueur tout ce qui se passera dans notre pauvre pays malheureusement promis à la destruction et au saccage, si rien ne change à la tête de l’Etat. De ce fait, le Journal de l’Empire sera aussi le Journal de l’ »En pire », de cette France d’après le 6 mai 2007 qui ne peut qu’évoluer que vers le pire, avec un tel énergumène à sa tête (1). Le 6 mai 2008, le Journal de l’Empire sera aussi le « Journal de l’An pire », puisque nous sommes sûrs que, d’une année sur l’autre, la France s’enfoncera dans le déclin, la paupérisation des Moyens et les Plébéiens, et pour finir, dans une guerre sociale où seul le plus fort pourra parler.

Un troisième motif nous incite à sortir de notre silence : au nom de la victoire qu’il a remportée au printemps dernier, notre Régent-Roi voudrait faire croire aux Français qu’il n’y a pas d’autre alternative que ce qu’il propose. Le ralliement d’une partie des Rosiéristes à sa cause et le silence de tous les autres tendrait à faire accroire cette affirmation. Mais il s’agit d’un argument spécieux que nous devons rejeter. Non, les Français ne sont pas voués à subir les excès, les colères et les mesures impolitiques de qui que ce soit ! Non, les Français n’accepteront pas – on peut du moins l’espérer – de se laisser berner, duper, voler plus longtemps par une gouvernement de gangsters – au pire – ou d’inconscients – au mieux. Il y a une autre voie possible pour notre pays : celle du compromis et non pas celle du rapport de forces. Tant que la France sera dirigée de cette manière, nous devons tout redouter : les mesures prises unilatéralement par le pouvoir n’ont pas d’avenir et ne sauraient mener qu’au malheur, qu’à la révolution. Aujourd’hui, tout se passe comme si la Cour voulait encore augmenter ses propres privilèges et amoindrir les libertés et le niveau de vie de la grande classe moyenne qui est véritablement la Nation. C’est à croire que l’Histoire ne donne aucune leçon ; que les Artois et les Breteuil de 1789, que les Polignac de 1830, que les Guizot de 1848 se sont réincarnés, qu’ils se sont transportés en ce début de XXIème siècle pour nier l’Histoire, le mouvement social. Notre Régent-Roi, notre Cour, nos privilégiés ne rêvent qu’une chose, c’est de revenir à l’ordre ancien, celui de la loi du plus fort et du temps des grandes « solidarités verticales », et ce au nom de la liberté. Mais où est la liberté quand seul le plus fort peut parler ? Notre Régent-Roi veut tout déréglementer, au nom de la liberté, celle des plus forts : nous prétendons, nous, qu’il faut être déréglé pour penser que le bien-être des populations puisse être l’aboutissement de la déréglementation absolue. Nous affirmons qu’il existe une autre voie, même si elle est difficile à tracer. A ce titre, nous sommes donc la seule Opposition qui existe dans ce pays. Mieux ! Nous sommes la seule force de PR-opposition en France. D’où notre devise : « Lisez et agissez ! ».

Vous retrouverez donc dans cette feuille, chers lecteurs, ce qui a fait la renommée des Chroniques de la France d’En-Haut, qui attirent, depuis juillet 2007, des centaines de nouveaux lecteurs alors qu’elles ne sont plus renouvelées : interviews, révélations, documents captés, considérations, biographies, présentations d’ouvrages, etc, etc. Le Journal de l’Empire sera publié de manière hebdomadaire, et plus si l’information l’exige.

Au 6 mai 2008 !

Eric de Magella

(1) On pourra me reprocher de ne pas respecter la dignité attachée à la personne du Chef de l’Etat ; mais je n’ai pas l’impression que lui-même s’en fasse une très grande idée.

Par Eric de Magella - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 1 juillet 2007
P A R T I E   O F F I C I E L L E .

Ministère de la Police. – On annonce les épousailles du sieur Eric de Magella, le très peu célèbre rédacteur de la Chronique de la France d’En-Haut et de la damoiselle Anaïk de Kermorgan, en l’hôtel comtal de C*** le 7 juillet prochain. Les festivités se poursuivront dans la ville de T***.


P A R T I E   N O N   O F F I C I E L L E .

Dernière chronique.

Avec cet article s’achève la parution des Chroniques de la France d’En-Haut. Mais « séchez vos larmes ! », comme on dit chez les rosiéristes : je ne suis en aucun cas victime de la censure pommiériste ou neuillyiste ! Et mon mariage n’asséchera jamais, j’ose l’espèrer, ma plume parfois vindicative. Nous sommes simplement sortis, temporairement, des grandes périodes d’élections qui rythment la vie politique de la France. La Régentielle est l’éection reine, et le fait est qu’elle concurrence et même qu’elle surclasse toutes les autres élections, y compris les Législatives. La désignation des échevins, des députés européens, des roitelets de régions ne représente que peu de choses, et je ne puis suivre absolument tous les combats d’ici 2012. D’ailleurs, j’ai des tâches à achever, et d’autres, immenses certainement, à entamer. Mais voyons plutôt quel bilan on peut tirer des deux années qui viennent de s’écouler.

On peut, à mon avis retenir trois grandes choses de ces deux années, desquelles on pourra faire découler quelques préceptes politiques : tout d’abord, et pour la première fois depuis 1981, le peuple de France a reconduit une majorité sortante. Il est vrai que cette reconduction s’est faite au profit d’hommes neufs ; mais, de toutes les façons, nous aurions eu une nouvelle génération au pouvoir. Ceux qui ont attaché leur fortune à des principes trop anciens ou à des personnages usés par le temps et le pouvoir en ont été pour leurs frais ; je veux parler ici des rosiéristes, qui refusent toujours de passer à la social-démocratie, et de M. de Triste-Galouze, le « jamais-élu », qui fut le dernier premier ministre du « toujours-élu-depuis-quarante-ans ». M. de Neuilly, quoique ministre sortant, incarnait un certain renouveau ( mais face à Ussel, ce n’était pas trop difficile) et laissait supposer qu’il serait le meilleur, ou bien le moins pire, ou encore le plus expérimenté pour prendre les rênes du Royaume de France. Ensuite, notre pays a réussi à réintégrer le concert des nations européennes, qu’elle avait quitté – à cause des nonistes, dit-on – depuis juin 2005. Neuilly-Fouché a réussi à faire passer un traité qui ne fâche personne tout en faisant oublier le TCE. Enfin, la gauche, minoritaire depuis les débuts de la Régence jusqu’en 1981, l’est redevenu. D’ailleurs, a-t-elle été un jour au pouvoir en France ? M. de Chateauchinon était viscéralement et notoirement de droite;  M. de Quevilly, son Premier ministre de 1984 à 1986, a confié que sa prise de conviction datait de 1974 et qu’il avait tenté d’accéder au trône par l’escalier gauche puisque l’escalier droit avait déjà été gravi par d’autres que lui. Quant à Mme de Piteuse-Charmantes, le reniement public qu’elle a fait du dogme rosiériste montre qu’elle ne peut se dire de gauche. Et voyez le chef des rosiéristes aux 577, qui, sitôt qu’il a retrouvé ce poste stratégique, imagine de se constituer un gouvernement souterrain, à l’Anglaise : lui, de gauche ? Et qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui ? C’est être ultra-niveleur, anarchiste, et non pas fantomatique comme les rosiéristes, auxquels on reconnaîtra cependant une grande cohérence stratégique depuis 6 mois : après le projet fantôme, la candidate fantôme, le chef fantôme (Tulle), voilà qu’ils nous font le coup du gouvernement fantôme ! Savez-vous qu'il a décidé de faire circuler une machine en forme d'éléphant dans sa bonne ville de Nantes, tout cela pour commémorer la défaite des barons rosiéristes ? Quel humour !

De ces trois observations, on peut déduire quelques axiomes politiques :
1. La politique est la continuation de la guerre par d’autres ... moyens ... On y met parfois autant de hargne que de haine. La brillante réflexion faite par M. le comte d’Antony, nouveau tyranneau du 92ème département, au sujet d’une béarniste lyonnaise et respectable béarniste, vient encore de nous le démontrer ;
2. La fin justifie les ... moyens : il faut, pour l’emporter, être à la fois lion et renard. On peut aussi être hyène, et M. le comte de Pont-Audemer et MM. Baissons-Isère, Sacdery, Mulhouse ne nous démentiront pas sur ce point.
3. La politique nécessite beaucoup de ... moyens : des moyens de persuasion, des moyens financiers, des moyens en hommes. « Big is beautiful ». Seul, on ne peut pas grand-chose. Et cela, M. de Neuilly l’a très bien compris.
4. La politique nuit aux ... Moyens : je veux dire que, désormais, ils paieront pour tout, pour les pauvres qui, eux, ne peuvent payer ; pour les riches, qui, eux, ne veulent payer. Ce sont pourtant les Moyens qui ont fait de notre Royaume un pays de cocagne. Ce sont les Magnats qui vont l’anéantir. La libéralisation du marché de l’élecricité et du gaz est un acte de brigandage, une hérésie absolue, un scandale pur, une forfaiture, un attentat à la démocratie, car on a décidé sans demander l’avis au peuple. Nous supplions le généreux et courageux comte de Béarn de signaler ce fait, puisque ni les rosiéristes, ni les niveleurs-nivelés, ni les ultra-niveleurs ne pipent mot. Il devrait comprendre, puisqu’il a subi, comme les Moyens, un hold-up sur sa faction ;
5. Le modérantisme ne paie pas, du moins pas avant le premier tour. Souvenons-nous, comme je l’ai dit dans une dernière chronique, que le modérantisme est essentiellement situationnel. Pour l’emporter, il faut avoir une faction qui constitue un pôle, ce qui n’était visiblement pas, malheureusement, du parti plainiste...
6. Une fois parvenu au pouvoir, il faut au moins faire semblant d’être modéré. Et cette tactique est essentiellement valable une fois qu’on est parvenu au second tour, pour ramasser des voix au centre. Une fois encore... Neuilly...

Il est désormais temps de clore notre propos, en parlant des perspectives du Royaume de France : nous sommes, pour quelques mois encore, dans une période de « test » et de conquête. Il faut avancer le plus vite possible, faire semblant de parlementer, pour amadouer les « adversaires ». Car c’est bien de cela qu’il s’agit. MM. de Neuilly et de Sablé, on peut le craindre, avancent avec, dans leur dos, un gros gourdin qu’ils utiliseront pour gouverner. Il est donc du devoir de tous les citoyens d’entrer en masse dans les syndicats de manière à créer un véritable contre-pouvoir social à ce pouvoir politique, médiatique et pour tout dire, « magnatique » absolu. Ce n’est que parce que l’Empire bolchevique existait à l’Est et qu’il soutenait les Niveleurs à l’Ouest, ependant les Trente Glorieuses, que les Magnats ont accepté et même participé à l’élaboration d’un modèle social acceptable. Mais voilà que le Mur s’est effondré ; mais voilà que les tissus chinois nous envahissent ; mais voilà que les Magnats de la Finance subvertissent tous les principes de l’économie telle qu’elle devrait être ! Et les citoyens, Moyens comme plébéiens, devraient se soumettre ! Que non, tudieu, que non !Il faut un contre-pouvoir, vous dis-je, et ce contre-pouvoir, c’est VOUS ! C’est vous, qui irez militer ; c’est vous, qui agirez au sein des syndicats, pour créer une force civique, qui démocratisera l’Europe ; c’est vous, vous dis-je, qui formerez ce gigantesque MOUVEMENT DEMOCRATE pour sauver l’avenir, le vôtre et celui de vos enfants !

De toute façon, désormais, il nous faut attendre. Attendre que le nuage de discours se disperse, attendre que les Politiques agissent, attendre que leurs actions éventuelles portent leurs fruits, bénéfiques ou vénéneux. En 2008 viendront les élections municipales ; l’année suivante, les élections européennes ; et l’année suivante encore, les élections aux roiteletteries. Et deux ans après, auront lieu les élections à la Régence. Il y aura encore bien des Chroniques à rédiger pour conter les aventures de Neuilly, Poitou-Charmantes, Béarn et tous les autres, jeunes loups et vieux lions. Mais pour l’instant, il faut s’arrêter. Il faut laisser ces gens reprendre leurs esprits après leur victoire, pour les uns ; après leur défaite, pour les autres. Laissons-nous aussi du temps et prenons quelque repos. Ces élections multiples, ces batailles qui semblaient sans fin nous ont étourdis. Après le fracas des combats, il faut retrouver le calme qui sied à toute réflexion de grande ampleur.

J’interromps donc ici mes Chroniques, sans m’interdire d’y revenir, et, n’ayant pas de yatch à ma disposition, je me retire sur mon Aventin et dans ma bibliothèque. C’est encore ce dernier lieu que je préfère.

Au revoir,

EdM

Par Eric de Magella - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 25 juin 2007
P A R T I E   O F F I C I E L L E .

Ministère de la Maison du Régent – SA Mgr le Régent a fort cordialement invité M. d’Arvor et Mme de la Chatte-Bourgeoise, Médiatiques de leur état, à présenter leur grand-messe vespérale depuis l’un des salons de l’Elysée. Il a obtenu, en contrepartie, la garantie d’une location ad vitam aeternam d’une loge à PCTV, qui devient de fait le Minsitère de l’Information de notre Royaume. – L’entrevue qui a suivi la grand-messe s’est déroulée sur un ton courtois. SA Mgr le Régent a justifié l’action qu’il a menée jusque-là, en se félicitant d’avoir nommé une si « belle équipe » ministérielle. – Après l’émission, SA Mgr le Régent s’est réjoui de la politesse et de la béatitude de ses deux interrogateurs.

Ministère de la Maison du Régent - Premier Ministère. – M. de Sablé devrait lire son discours de politique générale devant les Cinq-Cent-Soixante-Dix-Sept le mardi 3 juillet.

Ministère de la Maison du Régent – C’est M. le comte de Meaux qui a été désigné pour diriger les activités des députés pommiéristes aux 577. Le précédent chef de groupe, M. de Savoie-Coyote, a été désigné pour représenter le PaPomm à la désignation du Président de ladite Assemblée.

Ministère de la Maison du Régent – Affaires sportives. – De M. du Jeu-de-Soule, injustement attaqué, SA Mgr le Régent a dit qu’il l’appréciait parce qu’il avait une « vraie pensée structurée sur le sport et son avenir. » (20 juin)

Ministère de la Maison du Régent – Affaires européennes. (23 juin) – Depuis Bruxelles, où il participait au Concert des nations européennes, SA Mgr le Régent s’est réjoui d’avoir réintégré notre Royaume dans la politique européenne en faisant adopter l’idée – l’idée de la France, l’idée du Régent – d’un « Traité simplifié » qui donnerait à l’Empire européen un Supra-Régent, nommé pour 2,5 ans, ainsi qu’un Haut-Représentant de l’Empire pour les affaires extérieures. SA Mgr le Régent s’est flatté d’avoir su convaincre ses homologues polonais et anglais.

Ministère de la Maison du Régent – Affaires universitaires. - SA Mgr le Régent s’est déclaré très-fâché et même attristé du mauvais sort que certains universitaires et étudiants mal-pensants réservent au projet d’autonomisation des Universités. Il rencontrera les réclamants ces lundi et mardi (25 et 26 juin), en espérant les convaincre.

Ministère de la Maison du Régent – Affaires étrangères. – Paris recevra ce lundi [25 juin] une Conférence consacrée au Darfour. SA Mgr le Régent devrait aller y faire un tour.


P A R T I E   N O N   O F F I C I E L L E .

Magella, le 24 juin. – On est stupéfait, de toutes parts, de la maestria avec laquelle M. de Neuilly a su faire disparaître comme par enchantement M. d’Ussel et son bilan. D’Ussel, il ne restera que quelques formules un peu triviales, le sentiment d’immobilisme, et quelques casseroles, sur lesquelles quelques juges espèrent encore l’interroger. On oubliera même toute la querelle autour du TCE, qui, comme une nouvelle affaire Dreyfus, divisa la France en deux : « Le TCE est mort », disait cette semaine le nouveau Régent. Et il y a bien lieu, pour les nonistes dont je suis, de se réjouir d’un tel traité, même si quelques oui-ouistes bronchiteux, libéraux et hargneux nous diront que le TCE était une bonne chose. Je persiste à penser l’inverse : le TCE arrivait trop tôt dans l’histoire de notre Europe, à tel point qu’on peut tout à fait penser qu’il l’aurait transformée dans un mauvais sens. – Mais Neuilly ne doit pas se réjouir trop vite : les réformes qu’il envisage risque de fragmenter l’opinion et même son propre Cabinet. Il y a d’ailleurs fort à parier qu’il a imaginé des propositions un peu radicales pour céder un peu de terrain ensuite, donnant à ses adversaires l’impression d’avoir gagné. – On se dit aussi, à entendre les délires de Mme de Melle, que le Royaume de France l’a échappé belle ! Qu’eût-elle obtenu à Bruxelles ? Qu’aurait-elle pu dire, sans projet ? Qu’aurait-elle pu faire, sans croire un tant soit peu à ce qu’il disait ? Une chose est sûre : on peut faire tous les reproches du monde à Neuilly. Du moins a-t-il un projet, et, de nos jours, ce n’est pas très courant.

Tabula non rasa.

M. de Quevilly s’est adressé, dans la nuit de samedi à dimanche, à votre humble serviteur pour qu’on lui laisse un peu le temps de s’exprimer dans la Chronique de la France d’En-Haut. Nous avons accédé à sa demande, et il s’est empressé de nous accorder un entretien sur la situation actuelle du pays et de NTSPR. Ce qui suit est la transcription absolument fidèle de nos échanges :

Eric de Magella – « Comment allez-vous, de si bon matin, M. le comte ?
M. le comte de Quevilly – Je vous remercie de vous préoccuper de mon état. Tout va bien : mes électeurs m’ont reconduit, je suis quiet.
EdM – On dit même que vous avez dans l’idée de vous présenter à la chefferie des rosiéristes des 577 ?
CdQ – Je ne le sais pas encore. La désignation a lieu demain, et il y a déjà tant de candidats ! Maulévrier, Grimpeville ! Et même Epayssourcy ! Mais il n’a aucune chance.
EdM – Donc vous n’irez pas ?
CdQ – Mathématiquement, Maulévrier est sans doute le seul qui puisse l’emporter. Il bénéficiera de la sortance. En ce qui me concerne, je ne sais pas, si, en tant qu’ancien Premier ministre de la France, je dois accepter...
EdM – Toujours cette histoire de cursus honorum ? Vous ne voulez pas accepter un titre qui ne soit pas en rapport avec votre expérience ?
CdQ – Vous comprendrez qu’en tant qu’ancien Premier ministre ...
EdM – Vous comptiez être Régent, il y a un an, n’est-ce pas ? Et vous êtes redevenu un simple député. Alors... Au fait, votre porte-mousquet, l’inénarrable et très-sympathique Café-Tolone, a écrit sur le sujet un livre au titre amusant : « L’élection imperdable »
CdQ – Oui, c’est un titre très ... évocateur... Il s’agissait de faire front au livre de Melle, vous savez, « Les coulisses de la défaite. » !
EdM – Donc Melle est l’homme à abattre, si j’ose dire ?
CdQ – Oui, bien sûr. Elle nous a nargué toute la semaine : d’abord, elle quitte Tulle ; ensuite, elle affirme avoir défendu des idées auxquelles elle ne tenait pas... Il s’agissait de MES idées en plus ! Il n’empêche ! Elle a été bien contente de me trouver – elle et tous les autres d’ailleurs – pour que je leur sauve la mise avec la TVA sociale. Je suis l’artisan de la victoire !
EdM – Ne devrait-on pas dire : « de la moindre défaite » plutôt ?
CdQ – Si vous voulez. Enfin, ce qui m’étonne le plus dans cette histoire, c’est que personne ne voit que je suis l’Homme de la situation, que je sais flairer le sens du vent comme pas un. J’avais prévu le « non » au TCE ; j’étais contre la candidature de Melle ; j’ai évité la défaite totale aux Législatives ! Mais, enfin, qu’attend-on pour me laisser la place ?
EdM – Ce n’est pas moi qui pourrai vous répondre ; vous êtes théoriquement mieux informé que moi, et même que Melle. Le Grand Conseil d’avant-hier [samedi 24 juin] s’est-il bien passé ?
CdQ – Oh ! Comme d’habitude ! Tout le monde avait sorti ses couteaux et ses mousquets. Mais personne n’a osé faire un coup d’Etat, les différentes bannières étaient de force égale. Alors Tulle a joué son Fabius Cunctator : il a attendu que cela se passe, et comme NTSPR est animé de courants inverses et de force à peu près égale, il ne s’est rien passé. On attend les municipales ... mars 2008....
EdM – Mais vous comptez attendre encore longtemps, avant de vous « refonder » ?
CdQ – Mais nous attendons déjà depuis 10 ans ! Pendant ce temps-là, le temps passe ! La place de Tulle me revient !...
EdM – Résumons-nous : il y a trois bannières qui s’affrontent : la vôtre, celle de Sarcelles et celle de Melle. Vous avez deux sérieux concurrents, qui sont les mêmes qu’en novembre 2006, d’ailleurs. On a l’impression, à l’extérieur, que rien ne bouge. Alors ? Que va-t-il se passer ?
CdQ – Je subodore que les bannières droitistes vont s’allier pour tromper nos hommes et femmes de troupe, et constituer une sorte de PaPomm du centre-gauche, pour lancer une OPA sur les béarnistes. Dans ce cas, je devrai sans doute faire scission pour tendre la main aux Niveleurs...
EdM – Pas évident : Mme Commode de Bretigny est en butte au complot de Robert « le Barbu » de Montigny. Elle a été affaiblie aux élections. Elle sera débarquée en 2008, certainement. En même temps que Tulle, sans doute...
CdQ – Je comptais m’appuyer, comme les rosiéristes allemands, sur les Amis de la Verdure.
EdM – Pas évident non plus. Leur faction va éclater, c’est certain. D’aucuns sont déjà allés voir Béarn ; d’autres parlent de refondation ; Yves du Cocker-Aboyeur a même parlé ce samedi [24 juin] de « dissolution ».
CdQ – Vous avez mal entendu, certainement : il a dû dire qu’il y avait « dix solutions »...
EdM – Je ne crois pas. Je vous vois assez mal parti ! Pour tout dire, je crois que votre faction ne retrouvera pas le pouvoir avant longtemps. A moins que vous passiez à la social-démocratie...
CdQ – Pourtant, la France a besoin de nous, de la gauche, de la VRAIE gauche !
EdM – Au train où vont les choses, on pourrait vous dire qu’on a plutôt l’impression du contraire : c’est vous qui avez besoin de la France !
CdQ – Ah ! Magella ! Vous me décevez beaucoup : ainsi, vous aussi, vous êtes devenu pommiériste ?
EdM – Que nenni, Messire ! J’attends que Neuilly gouverne. Et j’attends les propositions des autres.
CdQ – Vous ne comprenez pas que vous êtes en train de vous faire dévorer par le Pommier...
EdM – Que n’avez-vous fait pour nous préserver de tout cela ?
CdQ – J’ai essayé, mais Melle nous a joué un vilain tour. Elle s’est encore auto-proclamée « candidate probable » pour 2012. A ce niveau-là, ce n’est pas une couche de bêtise qui lui entoure le cerveau, c’est un véritable blindage. Je vais finir par croire qu’elle a été stipendiée par Neuilly pour tous nous couler.
EdM – Oh ! Vous croyez qu’il la paye ? Elle fait tout très bien toute seule, semble-t-il !
CdQ – Je n’ai plus qu’à lui envoyer un tueur... Ou l’étrangler moi-même...
EdM – En fin de compte, quel dommage que nous n’ayez pas, réellement, vraiment perdu ! Vous êtes encore trop nombreux !
CdQ – Que voulez-vous dire ? Vous devenez fou, ou quoi ?
EdM – Je prétends seulement notre faction a obtenu trop de députés ; vous n’avez pas subi une franche défaite. S’il ne vous restait que 60 députés, comme en 1993 ; ou 4, comme à Béarn, je pense que votre faction subirait un afflux de sang neuf régénérateur. Béarn, lui, va pouvoir refonder son parti – même s’il n’a jamais été « dé-fondé » - avec des nouveaux militants. Les tocards et les escrocs, les traîtres et les arrivistes, ont débarrassé le plancher. Le champ est libre. Votre trop grande victoire empêche, quoique vous fassiez, une véritable tabula rasa. Et Neuilly ne vous a empruntés que quelques marginaux. Les vrais tocards, il vous les laisse. C’est un artiste, dans le genre !
CdQ – Vous n’avez peut-être pas tort. Mais que pouvons-nous faire ?
EdM –  Partir, vous exiler, laisser la place aux jeunes, vous fabriquer un projet, travailler, que sais-je ?
CdQ– Ah ! Non ! Jamais !
EdM – Bon... Pour finir, quel message souhaitez-vous délivrer à ceux qui vont nous lire ?
CdQ – Je voudrais prévenir Béarn : je sais qu’il vous lit de temps en temps. Qu’il m’écoute ! Melle est sur ses traces ; elle l’imite, finalement. Elle veut se débarrasser de nous, comme Béarn s’est débarrassé de ses députés...
EdM – Je ne pense pas qu’il voulait les perdre... Ce sont ceux-là qui sont partis...
CdQ – Cela ne change rien. Melle veut notre mort, à tous. Elle utilise la démagogie pour nous abattre. Je dis à Béarn comme à tous vos e-lecteurs : méfiez-vous ! Elle veut vous séduire comme elle a séduit Tulle, pour mieux vous dominer, vous perdre et perdre la France... Tout n’est pas perdu. Il faut résister ! Pour l’emporter en 2012 !
EdM – Je crois bien que rien n’est gagné... »

EdM
Par Eric de Magella - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 juin 2007
L’actualité nous oblige à imprimer un numéro exceptionnel de la Chronique. Je m’excuse par avance auprès des lecteurs des efforts qu’ils auront à consentir pour prendre connaissance de ces numéros très nombreux cet an-ci.

P A R T I E   O F F I C I E L L E .

Ministère de la Maison du Régent – Premier Ministère. – M. Claude du Pontant, héraut de S. A. Mgr le Régent, a annoncé ce mardi 19 juin un remaniement du cabinet présidé par S.E. le comte de Sablé, Premier Ministre, à la suite de la démission du cabinet portée ce lundi, 18 juin, par M. de Sablé au Château du Régent, comme il est d’usage après chaque élection législative – ce qui a évité à M. de Québec-Gironde l’affront de devoir porter seul la missive signalant son départ dudit Cabinet. Nous n’indiquons ici que les changements et les nouveautés :
- M. le comte de Valenciennes est transféré du Contrôle Général des Finances au Vice-Premier-Ministère, chargé des Petits-Oiseaux et des Transports ;
- M. de La-Garde-Meurt-Mais-Ne-Se-Rend-Pas est transférée du Ministère de la Paysannnerie subventionnée au Contrôle Général des Finances. Elle est remplacée à ce poste par M. de La Tronche-en-Blanc.
- De nouveaux secrétaires de cabinet ont été nommés par MM. les Dyarques, qui ont souhaité poursuivre la politique de rajeunissement et d’ouverture. Il s’agit, entre autres, de :
    - Mme de la Mer-de-Marmara, à la Ville ;
    - Mme de la Perle-Noire, aux Droits de l’Homme ;
    - Mme de Petite-Pologne, à la Verdure ;
    - M. du Jeune-Galant, héraut du Cabinet ;
     - M. le comte d’Issy, aux Fonctionnaires ;
     - M. Christian dit « le Niçois », aux anciennes colonies devenues régions ultramarines ;
     - M. le comte-échevin de Mulhouse, à la coopération ;
    - M. du Jeu-de-Soule, aux sports (nomination effective à compter du 21 octobre prochain) ;
    - Etc, etc.
Les lecteurs pourront retrouver les commentaires promotionnels de S.A. Mgr le Régent sur son nouveau Cabinet dans le Journal de Paris de ce jour.

Ministère de la Maison du Régent. – En vue du Conseil Impérial qui se tiendra en Bruxelles les 21 et 22 juin, S.A. Mgr le Régent a accueilli et accueillera les Grands de l’Opposition parlementaire et non-parlementaire : M. de Béarn (lundi 18), M. de Cinq-Clous (mercredi 20), M. de Tulle, etc.
S.A. Mgr le Régent recevra les parlementaires ce mercredi 20 juin 2007, à la mi-journée, après le Grand-Conseil (des Ministres).
S.A. Mgr le Régent parlera aux Françaises et aux Français ce soir, mercredi 20 juin 2007 : il participera aux vêpres médiatiques animées ce soir par M. d’Arvor et Mme de la Chatte-Bourgeoise, pour assurer la promotion de son équipe gouvernementale.

P A R T I E   N O N   O F F I C I E L L E .

Magella, le 19 juin. – Après 6 semaines de pommiérisme, nous avons enfin tous les noms de ceux qui vont présider aux destinées du Royaume de France. Le grand vainqueur du remaniement est bien évidemment le comte de Valenciennes, devenu Vice-Premier-Ministre : on dit de plus en plus de bien de ce personnage chez les Médiatiques, mais on n’en pense plus beaucoup du côté de certains pommiéristes, qui l’accusent d’avoir torpillé leur victoire aux élections législatives par des déclarations intempestives sur la TVA dite « sociale ». Comme je l’avais indiqué dans une précédente Chronique, il est rejoint à ce poste par Mme de Petite-Pologne, polytechnicienne de son état, et vraie spécialiste de la question écologique dit-on. Elle suppléera sans doute aux lacunes de son patron. Le remaniement qui s’est produit ne constitue en rien une ouverture : les nouveaux secrétaires sont presque tous des jeunes loups (et louves) issus de la jeune garde rapprochée de M. de Neuilly. Prenons le cas de Mme de la Perle- Noire, responsable des Jeunes Pomm’, qui s’est fait connaître fort opportunément par un ouvrage publié il y a trois semaines. On compte aussi des ralliés venus du camp archéo-plainiste. Au total, si l’on regarde la composition du deuxième cabinet Sablé, on remarque plusieurs groupes : le groupe des incontournables, ceux que nous appellerons les Barons (Valenciennes, Luz, Tronche-en-Blanc, La-Garde-etc, Apothicairerie, etc. ) ; celui des jeunes loups, précités. Ces deux groupes sont issus du PaPomm et ne laissent aux autres groupes que la portion congrue du total des portefeuilles. Mais il n’est pas étonnant que le camp victorieux jouisse de sa victoire. C’est même assez normal . Dans le groupe des relégués, il y a les ministres sortis des rangs des archéo-plainistes, dans l’ombre des Barons ou du Régent lui-même ; il y a aussi les ministres sortis des marges rosiéristes, qui se concentrent dans un pôle des Affaires étrangères, dans la complète dépendance du Régent lui-même. Il y a d’ailleurs, pour cette sphère, deux choses remarquables à signaler : tout d’abord, il faudrait que l’on nous explique la différence qui existe entre Coopération (domaine de M. de Mulhouse) et Co-développement (domaine de Brice d’Auvergne) ; ensuite, il est intéressant et même positif de constater comme une cohabitation dans ce domaine réservé qu’est la politique étrangère. Il y a, dans ce désir de révolutionner la politique qu’a M. de Neuilly, quelque chose de juvénile, qui l’a conduit à constituer des attelages dont on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’ils vont donner : Mme de la Mer-de-Marmara parviendra-t-elle à s’entendre avec sa patronne, Mme du Crucifix-en-Fleurs ? Valenciennes désertant l’Economie pour l’Ecologie, peut-on faire confiance à la très-libérale Mme de La-Garde-Meurt ? C’est cette dame qui, après être devenue ministre, avait considéré le Code du Travail français « trop lourd » ; c’est la même qui s’était retrouvée interdite de parole par M. de Triste-Galouze pour délit de gaffes répétées ; c’est encore elle qui, le mois dernier, alors qu’elle était encore chargée des Affaires paysannes, qui a laissé passer beaucoup de choses à Bruxelles, notamment sur le délicat problème des OGM. J’arrête là ce procès en sorcellerie, ou plutôt ce procès d’intention, ou plutôt de mollesse libérale : laissons cette dame opérer, et nous verrons bien. Pour finir, on ne pourra s’empêcher de penser que quelques personnages sortiront sans doute déçus de leur première expérience ministérielle : que va bien pouvoir faire Mme de la Perle-Noire dans son secrétariat d’Etat ?


In Memoriam.

Trois événements sont venus nous plonger dans l’affliction. Il s’agit de trois décès politiques, et cela nous mène à produire de la nécrologie.

Le premier événement est le décès politique soudain de M. de Québec-Gironde. Ledit personnage, il faut le savoir, a eu depuis des années de gros problèmes de santé politique. Né en 1945, cet homme avait pourtant toutes les chances de son côté : fils de propriétaires terriens, lauréat du Concours général, bachelier à 17 ans, il intègre l’Ecole normale supérieure 2 ans plus tard. Normale, Sciences politiques, Ecole Normale d’Administration, Québec-Gironde connaît un parcours scolaire tout à fait exceptionnel, ce qui a dû lui donner un très-léger complexe de supériorité. Agrégé de lettres classiques – comme M. de Béarn – il devient inspecteur  des finances. Repéré par M. le comte d’Ussel – cet ancien Ministre de la Paysannerie sait reconnaître les bêtes à concours – , il entame une carrière tout à fait intéressante. Ussel l’appelle à ses côtés au Premier ministère, puis l’emmène à l’échevinat de Paris : le jeune homme, qui a échoué à la députation (1978), se retrouve directeur-ajoint des finances et des affaires économiques de la Municipalité, ce qui lui vaudra quelques ennuis un peu plus tard. Ussel le nomme au Budget lors de son second passage au Premier ministère. Elu député à Paris en 1988, réélu en 1993, le jeune Gironde devient Ministre des Affaires étrangères dans le cabinet emmené par le marquis de Smyrne (1993-1995). Il est, à ce moment-là, chef du Parti usseliste par interim. En mai 1995, c’est l’apothéose : Gironde est nommé au Premier ministère. Mais l’état de grâce est de courte durée. C’est à partir de cette époque que notre homme va aller de catastrophe en catastrophe : par son ton cassant, il irrite et des mesures qui étaient sur le fond pertinentes sont rejetées par une partie de l’opinion. Ussel, affolé par la perspective d’une défaite aux Législatives de 1998, avance l’échéance d’un an, sans parvenir à empêcher la victoire rosiériste. Gironde, privé de ses fonctions de Premier Ministre, parvient à se faire réélire député, non plus à Paris, mais à Bordeaux dont il est Echevin depuis 1995. C’est en 2004 qu’il est victime d’une chute de casseroles assez volumineuses, accumulées dans le grenier de M. d’Ussel et dans le sien propre : de sombres affaires d’emplois fictifs à la Municipalité de Paris, de loyers au tarif préférentiel, que sais-je encore. Nous préférons ne pas en dire plus, pour ne pas assombrir inconsidérément le portrait que nous faisons du défunt. Toujours est-il que la Justice le condamne à l’exil. Gironde, après avoir résigné toutes ses fonctions, choisira de partir quelques mois au Québec, avant de revenir en SA mairie de Bordeaux. Le 18 mai dernier, il était nommé Ministre des Petits-Oiseaux et des Routiers, avec le titre de Ministre d’Etat. Dans le même temps, courage ou inconscience ?, il décidait – malgré la règle édictée par M. de Sablé – de se présenter à la députation à Bordeaux. Les voix de quelques néo-plainistes surnuméraires stipendiés par M. de Béarn lui ont fait vider les étriers à l’Assemblée, puis les étriers gouvernementaux. Je ne reviendrai pas sur le scandale, ni sur la débilité de cette affaire, qui fait chuter  Québec-Gironde, « le meilleur d’entre nous » comme disait Ussel.
Resquiescat In Pace.

Le deuxième événement est la sortie définitive du cadre de M. Jean de l’Adverbe, sire de Belfort. Né en mars 1939, énarque en même temps que Cintegabelle, il adhère au Parti rosiériste antédiluvien en 1964 et va fonder la Parti rosiériste moderne, avec le comte de Chateauchinon. Député de Belfort aux 500 depuis 1973, il se retrouve en 1981 à la tête du Ministère de la Recherche ; redevient ministre de l’Instruction publique en 1984 ; et encore ministre des Armées en 1988 ; et encore Ministre de la Police en 1997. Parallèlement, il reste comte-échevin de Belfort. En 1993, il quitte le Parti rosiériste pour former sa propre faction, républicaine et citoyenne. Ce personnage, assez attachant, restera sans doute dans l’histoire politique du Royaume par les façons qu’il a eues de quitter le pouvoir. Nous constatons, en revenant sur sa vie, qu’il a démissionné plus souvent qu’à son tour : en 1983, contre la « parenthèse libérale » ; en 1991, contre l’intervention en Irak ; en 2000, contre la politique corse de M. de Cintegabelle. En 1998, il avait été victime d’un accident d’anesthésie pendant son passage à la Police. Ayant échoué à la députation ce 17 juin, il a décidé de résigner sa fonction d’échevin de Belfort, alors que Québec-Gironde, lui, s’accroche mordicus à l’échevinat de Bordeaux. Je le salue bien bas (Belfort, pas Québec-Gironde).
Resquiescat In Pace.

Le troisième événement est le départ de la (vraie) vie politique de M. du Pont-Audemer, actuel Ministre des Armées. On pourrait croire que ce personnage spécialiste des affaires de défense, au visage doux, se porte le mieux du monde depuis qu’il occupe le poste de Ministre, et depuis qu’il a été réélu député après avoir frôlé l’excommunication pommiériste. Il n’en est rien. La meilleure preuve est qu’il a fait demander à ne plus recevoir la Chronique de la France d’En-Haut, qui, dans un numéro précédent, lui a fait prendre conscience – à lui ou bien à son suppléant – que sa position était finalement fragile, dans un parti sans militants ni argent public. Mais, en suivant Béarn, que pouvait-il espérer en termes de postes ministériels ? Ne vaut-il pas mieux se rallier à MM. de Neuilly et Sablé, qui sont de vrais amis, qui sont les vainqueurs, et qui ont montré que le centrisme ne pouvait être que marginal et situationnel*  ? J’accepte donc d’accéder à sa demande : je l’ôte de ma liste de diffusion, pour lui permettre de passer de meilleures nuits. Les peurs qui le hantent à propos de l’éventuelle perte d’un poste conquis à force de tant de bravoure doivent lui suffire.
Resquiescat In Pace.

EdM

* On appelle « situationnel » un parti qui n’existe que par rapport à un autre parti, beaucoup plus puissant. Ainsi, aujourd’hui en France, les partis de gauche, du centre et d’extrême-droite ne sont que des formations « situationnelles », ce qui montre bien l’hégémonie du PaPomm. Je reprends à mon compte une expression qui a été inventée par un historien du droit dans un ouvrage intitulé Révolution et Contre-Révolution au XIXème siècle. Il faut bien lire un peu.

Par Eric de Magella - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 18 juin 2007

P A R T I E   O F F I C I E L L E .

Ministère de la Maison du Régent. – M. le Régent a passé sa fin de semaine à la Résidence à la Lanterne.

Ministère de la Police, Division des Elections. – Les résultats des élections sont les suivants : le Parti Pommiériste obtient 324 sièges ; le Parti Rosiériste, 205 ; les Archéo-Plainistes, 22 ; les Niveleurs, 18 ; les Amis de la Verdure, 4 et les Néo-Plainistes, 4.

Premier Ministère. – M. de Sablé a fait deux beaux discours ce dimanche soir, l’un à Matignon, l’autre devant des militants pommiéristes. Il a appelé à deux reprises à l’élaboration d’un consensus national, en indiquant qu’il n’y avait qu’un seul peuple en France, et non pas deux qui seraient opposés l’un à l’autre.

P A R T I E   N O N   O F F I C I E L L E .

Ce n’est pas pour me vanter, mais je crois pouvoir dire que mes précédentes Chroniques annonçaient les événements de ce dimanche 17 juin : le « Ceci n’est pas une victoire » se voulait un appel à la prudence concernant les résultats du PaPomm. Désormais nous savons qu’il a remporté une grande victoire, et non pas un triomphe, comme les Médiatiques nous l’ont seriné pendant une semaine : avec la majorité absolue, le nouveau Régent va pouvoir gouverner. Mais réussira-t-il mieux que son devancier, qui pouvait, lui s’appuyer sur quelque 365 députés ? Les dyarques eux-mêmes ont été, la semaine dernière, emportés par cette vague d’optimisme. Le Contrôleur général des Finances, M. de Valenciennes, s’est mis subitement à parler de TVA sociale. Antienne reprise par M. de Sablé, qui a dû ensuite modérer son propos. Mais le mal était fait : Quevilly, à gauche, stigmatisait le projet, dans un climat où les soutiens du Papomm se démobilisaient à cause de la victoire quand ceux du PaRos reprenaient un peu de courage. L’absention d’une partie des premiers et la mobilisation des seconds a fait le reste : le Papomm perd plus de 40 sièges par rapport à la Législatire précédente. Le grand perdant de ces élections est sans conteste, l’arrogant échevin de Bordeaux, M. de Québec-Gironde, renvoyé à ses chères études, puisque, conformément à la règle non écrite du dyarque-Premier-Ministre, il a dû présenter sa démission au Régent. De là à penser que M. de Sablé a édicté cette règle simplement pour se débarrasser de Québec-Gironde, il n’y a pas loin (mais il est vrai que je vois le mal partout !). Je crois que ce pauvre homme subit une double injustice : d’une part, rien ne relie constitutionnellement l’élection d’un député et la désignation d’un ministre. Québec-Gironde n’a d’un point de vue institutionnel aucune obligation de partir. D’autre part, si Sablé avait été logique, il aurait demandé à tous ses ministres de recevoir l’onction du suffrage universel. Or, qu’advient-il de MM. de Sacdery et Bessons-Isère ? Rien. Ils ne se sont pas présenté, ils n’ont pas encouru la sanction populaire : ils n’encoureront pas la sanction dyarquale. Il n’est donc pas exagéré de considérer que le Premier Ecologiste du Royaume de France a été, purement et simplement, victime d’un complot qui décime les Usselistes les uns après les autres : Ussel vaincu, Evreux éliminé, il ne restait qu’une seule tête à trancher, celle de l’échevin de Bordeaux. Voilà que la chose est faite : il ne reste plus qu’à le remplacer, sans aller jusqu’à accorder le même porte-feuille de Ministre d’Etat à celui ou à celle qui pourrait lui succéder, Mme de Petite-Pologne, par exemple.

Autre motif de satisfaction pour votre serviteur : la lettre que j’ai donné à la connaissance de mes lecteurs, ce samedi 16 [voir la Chronique précédente : « Un Rosiériste nous écrit. »], était donc vraiment authentique. Quelques dizaines de minutes après avoir entendu les commentaires satisfaits de M. de Tulle sur les résultats du second tour, et, un peu plus tard, comme son écho, Poitou-Charmantes, on apprenait que la rupture était consommée entre Mme de Melle et son Tulle. Information confirmée par une confession de ladite Mme de Melle diffusée sur Paris-Inter ce lundi 18 juin 2007 (enregistrée le samedi précédent), dans laquelle elle affirmait avoir proposé à son ci-devant conjoint de « vivre sa vie de son côté » et d’indiquer qu’ils n’étaient « plus au même domicile ». On notera l’étroite correspondance entre le moment de l’enregistrement de la confession et le moment de l’écriture de la lettre que j’ai reçu de Tulle ce samedi. Nous aurons peut-être des détails un peu plus croustillants dans le maître-livre que Melle publiera ce mercredi [20 juin], et intitulé sobrement, mais justement Les Coulisses d’une défaite. Autrefois, on parlait plus volontiers des coulisses de l’exploit. Nous sommes dans une époque bizarre où même la défaite relève de l’exploit. Juste après la diffusion de la confession, comme par hasard ( ?) (mais, encore une fois, il est vrai que je vois le mal partout !), c’est Julien de l’Essonne qu’on entendait, sur Paris  Inter, faire un appel au respect de la vie privée. On voit par-là que cette petite opération a été très bien orchestrée, l’objectif étant de déplacer le regard des foules du Conseil des 577 vers la rue de Solférino. Rien n’a été négligé pour cela, y compris le sacrifice d’une vie privée qu’on voudrait pourtant voir préservée. Mais la vie politique a parfois des impératifs qui l’emportent sur la vie privée.

Point de problème de genre pour celle qui préside encore aux destinées des Niveleurs, Mme Commode du Blanc-Mesnil : elle a annoncé qu’elle procédera le vendredi 22 juin à un appel à un débat populaire et citoyen , qui déboucherait sur un congrès extraordinaire en décembre.

Idem pour les néo-plainistes qui commencent à reprendre espoir, non pas tant grâce aux quatre sièges qu’ils ont obtenu de haute lutte qu’au sort difficile qui semble promis aux Archéo-Plainistes, qui ne peuvent prétendre à aucune aide publique puisqu’ils ont obtenu un résultat trop faible. Sans argent ni militants, les brebis égarées devront se trouver des bergers prodigues et accueillants : iront-elles vers le PaPomm, ou bien vers les néo-plainistes ? Elles feront comme d’habitude : elles se donneront au plus offrant.

EdM

Par Eric de Magella - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Les Personnages

 Annuaire régénéré
En date du 12 juin de l’an 49 de la Régence de France

(où nous allons voir que nous sommes dans des temps que la France a déjà connus)


Son Altesse Mgr le Régent : M. de Neuilly est, dit-on, un véritable Bonaparte, après avoir été Fouché : avide de pouvoir depuis sa plus petite enfance, Ministre de la Police de manière presque continue de 2002 à 2007, il a accédé, pour une durée de 5 ans,  au pouvoir suprême le 6 mai 2007 après avoir éliminé tous les adversaires de son camp. Depuis, il assume de fait les responsabilités de Premier Ministre, Chef du Parti pommiériste, Ministre des Affaires Etrangères, des Armées, de l’Instruction publique et du Très-Saint-Drapeau, Grand-Juge, etc, etc. Quel homme !

Son Excellence M. de Sablé : ancien Ministre, ancien député et ancien sénateur, concepteur du projet politique du nouveau Régent, il est l’ombre et la voix de son maître. C’est une main de fer dans un gant de velours, un nouveau Fouché, serviteur des basses (et hautes ?) oeuvres du Régent. Doué de peu de charisme, il est cependant un très-habile et très-machiavélique homme d’Etat.

M. de Tulle : chef du Parti pommiériste depuis 10 ans, il apparaît comme épais alors qu’il est fin ; dénué de charisme alors que ... c’est le roi-soliveau de sa faction, un véritable Louis XVI. A force de vouloir jouer les arbitres, il ne fait qu’entretenir l’anarchie dans son camp. Il s’est fait voler la participation à la Régentielle de 2007 par sa chère et tendre, dont nous étudions le cas ci-dessous.

Mme de Poitou-Charmantes : ancienne comtesse de Melle, roitelette de Poitou-Charentes, ci-devant épouse du précédent, elle a été candidate à la Régentielle de 2007. Elle y a obtenu 47% des suffrages le 6 mai, après avoir été portée à la candidature le 16 novembre 2006 par les hommes de troupes de NTSPR. Manipulatrice et avide de pouvoir, d’abord dans NTSPR, pour commencer, elle se comporte (s'est comportée) comme une Marie-Antoinette avec M. de Tulle, ce qui n’est pas très charitable.

M. de Béarn : troisième homme de la Régentielle de 2007, chef du tout nouveau Parti néo-plainiste, fort de 80.000 partisans et de 4 députés – dont Béarn - , il entend incarner, non pas l’opposition, mais l’Indépendance, la Réforme, la Résistance et la Réconciliation. Bref, pour les Pommiéristes comme pour les Archéo-Plainistes ( les anciens fidèles de Béarn) et les Rosiéristes, il est l’homme à abattre. On voudrait le transformer en Robespierre ( en Thermidor), en Charette (en 1796), en duc d’Enghien (en 1804) alors que lui se verrait plutôt en Henri IV.

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus